Les 3 lois

Les 3 lois à respecter en constellation familiale pour être à votre juste place et vivre VOTRE VIE

 

Pour mieux appréhender la constellation familiale, je vous propose de découvrir ci-après les 3 ordres ou lois qui régissent les systèmes familiaux. Il s’agit de :

1 – La loi d’appartenance

2 – La loi de la hiérarchie

3 – La loi de l’équilibre entre le donner et le recevoir

 

Il faut entendre par « loi » ce qui sous-tend des relations équilibrées au sein d’une famille et qui permet à chacun de se sentir à sa place et de vivre sa propre vie.

 

 

1. Loi d’appartenance

Appartenance à un groupe

 

Elle signifie que nul ne peut être exclu de son clan. Et par appartenance, on entend le droit d’appartenir à un système familial, d’y avoir une place, d’y être vu et reconnu (ce qui ne veut pas dire être apprécié).

D’ailleurs, l’enfant fait tout ce qu’il peut pour appartenir à son système, adoptant inconsciemment les systèmes de valeurs et de croyances, les comportements du milieu dans lequel il baigne. C’est à ce prix qu’il pense pouvoir être aimé et reconnu.

C’est ainsi qu’il se préserve de la culpabilité et du rejet.

 

 

 

 

Qui donc peut appartenir à un système familial ?

  • Tous vos ascendants et descendants bien sûr, vivants et morts ainsi que votre fratrie et votre conjoint.
  • Les enfants morts ou morts-nés et les fausses couches ou enfants avortés.
  • Les oncles et tantes, ainsi que grands oncles et grandes.
  • Toute personne dont le destin a été lié au système : par exemple, des ex-partenaires, des personnes spoliées, sacrifiées ou tuées par quelqu’un de votre famille, une nourrice qui a tenu une place particulière, des parents adoptifs et des enfants adoptifs, des parents biologiques s’il y a eu des adoptions dans la famille, etc…

 

Quelles sont les raisons qui conduisent le système à exclure ou rejeter certains membres de la famille ?

Tout ce qui peut avoir engendré de la culpabilité, de la honte ou une trop grande souffrance peut être refoulé par le système et générer des non-dits et de l’exclusion.

  • Ainsi, les personnes mortes en couches, les suicidés, les handicapés, les meurtriers, les personnes ayant fait de la prison, les femmes tondues après la guerre, etc… sont souvent occultés par le système et de ce fait exclus.

Or, le système ne supporte pas l’exclusion et dans ce cas un « innocent », c’est-à-dire un descendant de cette personne exclue, se chargera de son destin pour montrer qu’il y a un exclu à réintégrer. Tant que sa place ne lui sera pas rendue, « l’innocent » vivra une vie par procuration, reproduisant les problématiques de son aîné et vivant une vie, ressentant des émotions qui ne lui appartiennent pas.

 

 

2. La loi de la Hiérarchie

 

 

Chacun occupe une place dans la famille, en fonction de son ordre d’arrivée. Lorsque cette loi n’est pas respectée, des conflits et des rivalités vont émerger, renversant l’équilibre familial. Je vais évoquer ci-après quelques prévalences relatives à la hiérarchie dans les familles :

 

  • Les parents précèdent les enfants. Par conséquent, les parents doivent être respectés et honorés par leurs enfants. Ils leur ont transmis la vie et en ont pris soin, avec les capacités qui étaient les leurs. Ainsi, un enfant qui se croit supérieur à son parent, qui le juge ou le prend en charge (sauf cas des personnes âgées), qui veut se sacrifier pour sauver son parent, se place au-dessus de son parent et ne respecte pas la hiérarchie.

 

  • Les frères et sœurs (y compris les fausses couches et enfants décédés) ont chacun leurs places, selon l’ordre d’arrivée. Ceci est également vrai lorsqu’il y a des enfants issus de différents lits. Chacun a une place selon sa date de naissance. Ainsi, le 1er enfant d’un nouveau couple pourra être le 1er pour la mère et le 2ème pour le père. Celui qui se place au-dessus de ses aînés, ou qui ignore l’existence d’enfants issus d’autres lits, s’expose à générer des conflits et à avoir des difficultés à trouver sa propre place dans la vie.

 

  • En cas de couple recomposé, les enfants du premier couple passent avant le nouveau conjoint. Les enfants du nouveau couple, eux, passeront après les enfants du premier couple, puis du couple de leurs parents. Concrètement, cela signifie qu’une 2ème épouse qui serait jalouse de la fille de son nouveau partenaire ne respecterait pas sa place. Certes, c’est elle l’adulte et elle a certaines prérogatives, mais l’enfant du 1er lit est prioritaire et son conjoint se doit de lui accorder du temps de façon privilégiée.

 

  • Le premier partenaire (ou 1er amour) et les suivants ont chacun leur place. Pour avoir une chance d’être heureux dans un nouveau couple, il est important de respecter le ou les précédents partenaires de l’autre (les siens aussi !). Cela ne veut pas dire apprécier leurs comportements mais honorer leurs places et le fait que mon conjoint ait pu grandir grâce à lui/eux. En cas de non-respect, c’est un enfant du nouveau couple qui pourra s’identifier avec un précédent partenaire et vivre une relation de rivalité, de colère ou de tristesse avec l’un ou les deux parents.

 

  • Les parents biologiques précèdent les parents adoptifs et doivent donc être honorés, quelles qu’aient pu être les conditions de l’abandon de l’enfant.

 

Cette règle prête souvent à controverse. En effet, il ne s’agit pas d’accorder une place selon l’amour que l’on porte à quelqu’un, mais de respecter un ordre, celui de la hiérarchie. Les deux premières lois sont souvent interdépendantes : par exemple, en ignorant l’existence d’un enfant mort-né (non respect de la loi d’appartenance), cela décale aussi les places dans la fratrie (problème de hiérarchie).

 

 

3. La loi de l’équilibre entre le donner et le recevoir

 

La dernière loi est sans doute celle qui rencontre le plus d’incompréhension, voire d’opposition. En effet, elle semble aller à l’encontre d’une valorisation du sacrifice ou du don gratuit, fort biens vus dans nos sociétés judéo-chrétiennes.

Or, ce qui s’observe en constellations, c’est qu’il doit y avoir une recherche d’équilibre entre le DONNER et le RECEVOIR dans une relation.

Abordons tout de suite l’exception : la relation parents/enfants. En effet, les parents donnent et l’enfant reçoit. C’est dans l’ordre des choses. Comme l’enfant ne pourra jamais rendre ce qu’il a reçu à ses parents (la vie, les soins, etc…), il ne peut rétablir l’équilibre qu’en redonnant un jour à ses propres enfants ou en transmettant à d’autres ce qu’il a reçu. Par conséquent, les parents ne sont pas non plus en droit de revendiquer le «retour sur investissement» !

En dehors de ce cas, tout déséquilibre peut signer la fin de la relation, s’il n’y a pas de possibilité ou d’envie de ré-équilibrage. De la même façon, une recherche d’équilibre parfait signerait la fin de la relation. Par exemple, si un ami vous fait un cadeau de 100 grammes de chocolat un jour et que la fois suivante c’est vous qui lui fait le même cadeau, vous lui indiquez que vous êtes quittes et que la relation peut s’arrêter.

Dans les couples, pour que la relation grandisse en maturité, le volume d’échanges doit augmenter. Ainsi, le lien se renforce et l’amour grandit. Cela s’accompagne de joie, de paix et de légèreté. En donnant à votre partenaire, vous créez une pression chez lui qui l’invite à vous donner en retour, un peu plus que ce qu’il a reçu. Ensuite, cela créé une pression chez vous qui vous incite à lui donner en retour, un peu plus et ainsi de suite… C’est ainsi que l’amour et le lien se renforcent. A l’inverse, un volume d’échanges restreint apporte peu de bonheur mais permet de rester « libre ».

Précaution : ne pas donner plus que ce que l’autre est prêt à prendre et est capable de redonner, sinon le déséquilibre s’installe.

 

Cas particuliers :

  • Donner sans prendre : cela permet de garder une position haute puisque l’autre est en dette. Au bout d’un moment, c’est celui qui ne peut rétablir l’équilibre qui en veut à l’autre et éventuellement rompt la relation.
  • Refuser de prendre : certains ne veulent rien devoir à personne et se sentent supérieurs voire différents. Mais ils vivent à l’économie et leur vie est vide et insatisfaisante. C’est notamment le cas des personnes souffrant de dépression.
  • Impossibilité ou incapacité de donner et donc de rendre (personnes disparues, handicap ou maladie de l’un…)
  • Partout où l’équilibre des échanges et le redonner n’est pas/plus possible, le moyen de se libérer de la pression sera de donner à quelqu’un d’autre ce qu’on a reçu.
  • Sinon, le remerciement sincère rétablit l’équilibre (quand il n’est pas là pour éviter de donner soi-même en retour !). Il s’agit de dire « Je prends avec bonheur et avec amour ».

 

Rétablir l’équilibre au négatif

Le besoin de justice et d’équilibre s’exprime aussi sur le volet négatif. Si quelqu’un vous porte préjudice ou vous fait souffrir, le besoin de réparation se manifeste tant du côté de la victime que du côté du coupable. Cette fois, l’équilibre doit se rétablir par un dommage en retour ou une demande de réparation, mais l’intensité doit être moindre. Sinon, dans un couple par exemple, la relation va s’arrêter.

Si la « victime » pardonne à l’autre pour lui éviter d’assumer la responsabilité de sa faute et éviter le conflit, cela ne permet pas de résoudre le déséquilibre. Si quelqu’un pardonne, il se sent supérieur et l’autre ne peut redevenir son égal. Pour qu’il y ait réconciliation, la victime doit demander réparation et le coupable doit porter les conséquences de ses actes (il ne doit pas non plus demander pardon). Ainsi chacun garde sa dignité. Sinon, le « coupable » n’a plus qu’à partir.

Parfois, réparer la faute ou le dommage n’est pas possible car c’est irréparable (mort…). Aucune action ne peut rétablir l’équilibre. Il ne reste plus qu’au coupable et à la victime à se soumettre au destin.

C’est un travail que je considère comme sacré.

Le travail de constellations familiales se distingue du travail de psychogénéalogie, bien que ces deux approches puissent se compléter et s’éclairer l’une l’autre. En psychogénéalogie, nous devons beaucoup à Anne Ancelin Shützenberger pour ses travaux sur le syndrome anniversaire, c’est-à-dire la répétition autour de dates d’événements (de décès, de mariage d’anniversaire,…). La psychogénéalogie prend en compte les informations généalogiques disponibles (dates, métiers, maladies, accidents,…) et les histoires de famille. Cela permet de situer l’origine de difficultés. En revanche, la constellation familiale permet de pacifier une problématique, même si l’on n’en retrouve pas de trace historique.

Dépression – Burn Out

 

La dépression ou l’épuisement psychique et/ou physique (burn out) amène souvent l’être à s’arrêter et à s’occuper de lui-même ; parfois tardivement, lorsque les symptômes n’ont pas été entendus.

 

Voici quelques symptômes de la dépression (voir https://www.etat-depressif.com/depression/symptomes/) :

  • Tristesse intense, pessimisme, repli sur soi
  • Absence d’envie (« en vie »), perte d’intérêt pour quoi que ce soit
  • Dévalorisation et baisse de confiance en soi
  • Difficulté de concentration, grande fatigue
  • Culpabilité excessive
  • Anxiété
  • Idées suicidaires et perte d’espoir en l’avenir
  • Somatisations : perte ou gain de poids, troubles du sommeil, baisse de libido, troubles digestifs ou cardiovasculaires, etc.

 

 

Quant aux symptômes du burn out (épuisement professionnel), ils présentent des points communs :

  • Démotivation au travail
  • Dévalorisation et baisse de confiance en soi
  • Emotions à fleur de peau (pleurs, colère)
  • Stress
  • Anxiété, inquiétude et insécurité
  • Difficulté de concentration et de mémorisation, fatigue
  • Indécision, confusion
  • Idées suicidaires, dans les cas les plus graves
  • Somatisations : perte ou gain de  poids, douleurs, maux de dos, migraines, troubles du sommeil, troubles digestifs, problèmes de peau, baisse de la barrière immunitaire (infections)

Or, les répercussions sont nombreuses, tant au niveau social que familial ou professionnel.

Ce sont en général des circonstances extérieures (maladie, accident, perte, deuil, surcharge de travail, harcèlement, etc) qui vont mettre à jour des manques, des blessures antérieures, des difficultés à poser de justes limites et le sentiment de ne pas être aligné à qui l’on est vraiment ou à ce pour quoi la personne se sent prédisposée.

C’est alors l’opportunité (aux portes de l’unité) de reprendre le contrôle de sa vie et de son destin en accueillant les parties de soi blessées, en se libérant d’émotions ou de sentiments douloureux (tristesse, impuissance, culpabilité, injustice, incompréhension, …), en débusquant des croyances limitantes (sois parfait-e, sois fort-e, fais plaisir) qui empêchent de se positionner.

Parfois la dépression ne nous appartient pas. Elle est en miroir de la dépression d’un parent dont l’être est porteur par loyauté invisible. Par exemple, lorsqu’une mère perd un être cher pendant sa grossesse, sa tristesse et son état dépressif vont impacter l’enfant à naître. Non seulement, il pourra se sentir « missionné » à réparer sa mère, mais encore il prendra sur ses frêles épaules la dépression de celle-ci.

L’accompagnement thérapeutique que je propose favorise l’accueil de la personne dans sa globalité : ses émotions, son vécu, ses freins mais aussi une réhabilitation de ses ressources, de ses valeurs et de son potentiel. Il lui propose d’apprendre à gérer ses émotions de façon autonome, à démanteler ses croyances limitantes (grâce à l’EFT et à l’Hypnose Ericksonienne en particulier), à sortir d’un sentiment d’impuissance et à reprendre en main sa propre vie.

En complément, dans certains cas, il s’agira de couper une loyauté familiale, grâce à l’outil de la Constellation familiale, pour que la personne s’autorise à être heureuse et libre.

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Deuil - Divorce

 

La perte, que ce soit celle d’une situation ou d’un être, vivant ou mort, amène à vivre un processus de deuil (http://untempspoursoi.hautetfort.com/archive/2013/09/26/les-etapes-du-deuil-de-3-a-5-etapes-selon-les-auteurs-518157.html) : deuil de la présence de l’autre, deuil de la relation, deuil de ce qui ne sera plus, deuil d’un idéal de couple ou de famille, deuil de l’image que l’on avait de soi-même, etc.

 

Ce processus est tout à fait normal et demande un temps, variable selon les personnes.

 

 

 

On peut distinguer plusieurs étapes dans ce processus de deuil (selon E. Kübler-Ross) :

  1. Le choc souvent anesthésiant – le déni
  2. La révolte – la colère
  3. Le marchandage
  4. La tristesse ou la dépression,
  5. L’acceptation 

 

La présence, l’ordre, la durée et l’intensité de chaque étape de deuil varient évidemment selon les personnes.

Traverser le processus de deuil ne signifie pas passer rapidement à autre chose !

C’est avant tout prendre conscience de l’instinct de survie qui se manifeste lors de la phase de choc-déni alors que la personne vit un effondrement. A ce stade, l’anesthésie qu’elle peut ressentir (qui peut aussi ressembler à de l’indifférence ou de la sur activité) lui permet de faire face à la situation. Des somatisations peuvent également se déclencher: troubles du sommeil, pleurs, fatigue, crises d’asthme, maladie grave).

 

L’accompagnement thérapeutique que je propose ne vise pas à combattre cette douleur mais à permettre à la personne d’exprimer sa douleur -qui émerge après la phase de choc- et d’être entendue. L’outil des constellations familiales permet également de prendre conscience et de désamorcer d’éventuelles dynamiques invisibles : volonté consciente ou non de suivre la personne décédée dans la mort (maladie, accident).

La fait d’affronter la douleur va permettre d’aborder les autres phases, notamment la culpabilité ou la colère : contre la vie, contre la maladie, contre soi-même, contre le disparu et même contre Dieu.

L’alchimie de cette douleur va se faire de façon personnelle et intime pour réapprendre à vivre (différemment) en réinvestissant la sphère sociale et personnelle. C’est ainsi que se manifestera enfin l’acceptation.

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Confiance en soi

L’estime de soi est donc l’appréciation favorable de soi-même. Il s’agit  d’un jugement porté sur soi positif ou négatif que l’on porte sur soi, sur des croyances. Ce jugement se construit à partir de l’amour plus ou moins inconditionnel qui a été reçu de l’environnement familial et éducatif et des modèles adoptés. Plus l’ »Idéal du moi », le modèle, est parfait, plus l’écart entre ce que la personne est et ce modèle est grand, plus l’estime de soi est défaillante. Une personne qui a une pauvre estime d’elle-même, recherchera la sécurité et s’en tiendra au moindre effort pour ne rien bouleverser dans son système de croyances, par peur de s’affaiblir encore. 

 

 

 

La confiance en soi (ou assertivité) relève quant à elle d’un sentiment, d’une conviction : elle motive un individu pour agir.

L’acceptation de soi invite à poser des actions concrètes : accepter ses pensées, sentiments, sensations, défauts, être bienveillant avec soi-même, etc…

Certains considèrent que l’égoïsme et l’arrogance sont équivalents à l’estime de soi et à la confiance en soi. Or il y a une différence entre une personne qui se sur-valorise et affiche, coûte que coûte, une image positive d’elle-même et une personne qui s’estime vraiment.

« Les personnes qui ont une estime de soi réellement élevée pensent qu’elles sont compétentes et dignes d’être aimées. Les personnalités narcissiques prétendent avoir une estime de soi très élevée mais elles sont en fait incertaines à propos de leur valeur. Par conséquent elles sont obligées d’asseoir leur vision d’elles-mêmes sur des activités compensatoires. Elles compensent souvent leur doute sur elles-mêmes en essayant de dévaloriser les autres. »

William JAMES

Bonne nouvelle : l’estime de soi et la confiance en soi peuvent se restaurer en travaillant sur soi !

Développer la confiance en soi et l’estime de soi demande donc un engagement, une volonté de développer la conscience de soi, de dépasser ses croyances limitantes (« je suis nul », « les autres sont mieux que moi », « fais plaisir »), d’avancer à petits pas, de s’écouter et d’accepter d’en être là « pour le moment » et non pour toujours.

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Traumatismes - Abus sexuel

Les traumatismes peuvent être de différentes natures : abandon, chocs émotionnels, accidents, suicides, maltraitance, abus sexuel, etc. Dans tous les cas, ils seront accompagnés avec délicatesse avec différents outils, notamment l’EMDR-DMS, vers une pacification qui n’est ni un oubli, ni un déni.

 

Souvent recouvert d’une chape de silence, l’abus sexuel intra (inceste) ou extra familial, vécu par l’enfant (voire le bébé), l’adolescent ou l’adulte est porteur de conséquences tout au long de la vie.

 

 

 

 

A court terme, il est possible d’observer l’un ou plusieurs des symptômes suivants (F. Gruyer et al*) :

  • Troubles du sommeil
  • Étouffements
  • Douleurs abdominales
  • Fatigue
  • Changement brutal d’humeur et de comportement
  • Énurésie ou encoprésie (émission d’urine ou de selles chez l’enfant propre)
  • Anorexie et/ou boulimie : pour devenir transparent ou se protéger derrière une carapace repoussante
  • Blocage de la croissance
  • Symptômes psychotiques
  • Idées délirantes
  • Arrêt des règles chez l’adolescente
  • Échec scolaire dû à la confusion psychique renforcée par la confusion des rôles dans la famille
  • Dépression (tristesse, ennui, auto-accusation)
  • Angoisse avec comportement d’évitement
  • Auto-érotisme compulsif (serait toujours consécutif à un traumatisme sexuel)
  • Attitudes séductrices de l’enfant qui risquent d’entraîner un nouvel abus
  • Adultisme : perte de son innocence et sortie brutale de l’enfance

Évidemment, le symptôme seul est rarement suffisant pour porter un diagnostic.

 

A plus long terme, les conséquences sont très lourdes :

  • Dépression chronique
  • Dépendances : alcoolisme ou toxicomanie
  • Délinquance ou comportements caractériels
  • Psychose réactionnelle
  • Manifestations d’hystérie
  • Prostitution : selon une étude canadienne 80 % des prostituées ont vécu un abus sexuel
  • Tentatives de suicide
  • Clivage ou dissociation
  • Soumission à l’autorité : difficulté à se défendre, incapacité à dire non
  • Dévalorisation et faible estime de soi
  • Problématique de place
  • Culpabilité
  • Sentiment de souillure avec éventuellement des rituels obsessionnels de lavage
  • Oubli, déni ou minimisation de l’abus subi qui empêche d’entamer une thérapie
  • Incapacité d’insertion professionnelle comme dans le cas de l’échec scolaire
  • Anorexie ou boulimie
  • Troubles de la vie sexuelle : vie sexuelle pauvre, quête effrénée de tendresse, compulsion sexuelle, frigidité, etc…
  • Reproduction de l’abus sur la génération suivante et/ou transformation de l’ancienne victime en agresseur

« Ceux qui ignorent le passé sont condamnés à le répéter » Georges Santayana

 

L’adulte qui démarre un travail en thérapie s’en veut souvent de n’avoir pas révélé l’abus sexuel dans son enfance. Qu’il ait été menacé de représailles, acheté par des cadeaux dérisoires qui insidieusement l’ont rendu complice, qu’il ait ressenti du plaisir ou pas, la personne a l’illusion qu’elle aurait pu parler et être entendue. Or l’enfant ou plus tard l’adulte est comme hypnotisé par son agresseur, assujetti à son pouvoir. Il réussit rarement à dévoiler ce qu’il subit. S’il y arrive, encore faut-il qu’il soit entendu !

* Dans leur excellent livre sur « La violence impensable : inceste et maltraitance », Frédérique Gruyer et ses confrères clarifient la notion d’abus sexuel en s’appuyant sur la définition de l’OMS :

« L’exploitation sexuelle d’un enfant implique que celui-ci est victime d’un adulte ou d’une personne sensiblement plus âgée que lui aux fins de la satisfaction sexuelle de celle-ci. Le délit peut prendre différentes formes : appels téléphoniques obscènes, outrage à la pudeur et voyeurisme, images pornographiques, rapports ou tentatives de rapports sexuels, viol, inceste ou prostitution ».

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Addictions

 

Les addictions provoquent beaucoup de souffrance et de culpabilité. Elles sont de différentes natures :

  • Alcool
  • Tabac
  • Drogues
  • Médicaments
  • Sucre
  • Hypersexualité
  • Travail
  • Sport
  • Jeu
  • Dépendance affective (jalousie, possessivité)
  • Tablettes, portables, réseaux sociaux, etc.

 

Elles ont un impact fort, tant sur la santé de l’individu que sur son entourage. Beaucoup pensent que la volonté est suffisante pour s’en sortir. C’est loin d’être le cas général ! Il conviendra de dénouer d’éventuelles loyautés familiales, par la constellation familiale, avant d’aborder un travail en hypnothérapie.

 

L’hypnothérapie est en effet la solution privilégiée pour les dépendances car elle adresse directement le système de croyances et les dynamiques inconscientes : peur du sevrage, attachement au rituel associé, peur de grossir, peur de voir disparaître des relations sociales, peur de compenser d’une autre manière, peur de ne pas savoir gérer son stress, peur du vide, peur de l’abandon, etc…

 

La première étape consiste donc à prendre conscience de la problématique et à sortir de mécanismes de minimisation du type « j’aime simplement faire la fête » ou « le cannabis m’aide juste à me détendre », etc.

 

Ensuite, l’hypnothérapie permettra progressivement d’amener la personne à se déconditionner de réflexes, à se sevrer, de façon sécurisée, et à s’orienter vers des comportements plus « écologiques » pour elle et son entourage.

 

Pour ce qui concerne les substances, l’une des pistes consistera à installer une intolérance ou un dégoût vis à vis de la substance, voire à modifier l’association substance / effet anti-stress.

 

L’accompagnement est complètement adapté à la personnalité et aux habitudes de chacun et s’effectue sur 4 à 6 séances (parfois moins, quand la surconsommation d’alcool par exemple est légère).

 

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Phobies - Anxiete

 

L’anxiété est d’une intensité supérieure à celle du stress.

L’anxiété non traitée peut évoluer vers des crises d’angoisse ou des attaques de panique : peur incontrôlable et irraisonnée, de mourir, de perdre le contrôle, de devenir fou, etc.

La crise d’angoisse peut survenir de façon impromptue avec ou sans déclencheur extérieur. Elle est souvent associée à une dépression ou à une phobie. Elle cache souvent un traumatisme non résolu, qu’il soit ancien ou plus récent (décès, divorce, accident, abus, etc.).

Le trouble obsessionnel compulsif (TOC) fait partie des troubles anxieux. Il se définit par la présence soit d’obsessions de nettoyage ou de vérification, soit de compulsions, chacune d’elles entraînant un état de détresse, d’anxiété, une perte de temps ou un impact significatif sur les activités quotidiennes et la vie familiale.

 

La phobie quant à elle est une peur excessive, non raisonnée et incontrôlable d’un objet, d’un environnement, d’un être vivant ou d’une situation particulière. La personne est consciente de l’illogisme de sa phobie mais ne peut la maîtriser. Citons par exemple, la phobie de l’avion, la phobie de l’autoroute, agoraphobie, phobie sociale, claustrophobie, etc.

Que ce soit dans les cas de crises d’angoisse ou de phobies, les symptômes physiques sont au rendez-vous :

• Pensées perturbantes et paralysantes,

• Palpitations, tachycardies,

• Tremblements,

• Nausées, vomissements,

• Migraines,

• Transpiration,

• Douleurs thoraciques,

• Maux de ventre,

• Troubles du sommeil,

• Sensation d’oppression, etc.

Peu à peu la personne finit par éviter les situations provoquant la réaction phobique. L’accompagnement en psychothérapie utilisera l’EMDR-DMS (si traumatisme) et/ou l’hypnose Ericksonienne pour permettre à la personne d’évoluer sereinement dans des situations précédemment inenvisageables et de renouer avec des comportements adaptés.

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